Mon Aude roche, tu es ma source !
Ta pureté évanescente nous lave de toute cette animadversion tranquille. Et pourtant, je ne te boirais pas, mon aqueuse !
Ce soir ensoleillé, et bien que mes paupières ne rêvent que de ton souffle, n'abriteras pas cet éternel éloge que ma main te dédis. Océanique beauté !
Que j'aime le reflet du reflet du reflet voyageant à travers ton iris merveilleux, douce violette !
Car telle, en effet, est la couleur de l'objet qui t'usurpe cette fois-ci : le stylo qui t'écris en ce moment-même (et ceci même si ce texte est tapé sur un ordinateur empli de Raison par l'intermédiaire d'un pianotique clavier).
Ah ! Infame ustensile ! Comment oses-tu te substituer à ma délicieuse Aude roche, en tant que destinataire fortuné de cette élucubration panégyrique ?!
Sacripant, dis-je avec une violence absolument impossible à retranscrire tant elle est douce, fuis donc, tant que tu le peux !
Que la plume t'apporte, que la bille te porte, que les lecteurs te supportent, et que Jack sonne à la porte ! Vas, et laisse ton encre corrompue corrompre des forêts entières, peuplées de blanches et vierges feuilles qui ne pensent qu'à être déflorées !
Sincèrement, et de tout mon coeur, bonne cueillette et bonne chance à toi, ma plume libertine.
Puisses le vent mystique de la Beauté te faire voler vers le bonheur, doux stylo.
Adieu.
dimanche 29 novembre 2009
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